Du 12 octobre au 30 novembre 2013, la galerie Eric Dupont située dans le 3ème arrondissement de Paris, expose pour la première fois une partie du travail de Lee Friedlander parmi une trentaine de clichés. L’exposition propose des œuvres photographiques des années 60 à nos jours, retraçant les divers thèmes utilisés par le photographe durant sa carrière. Préparez vos valises, un voyage du paysage urbain et social américain va vous être présenté.

Dans une première salle, une série de nus datant de 1979 à 1990, fait objet d’ouverture. L’artiste montre la variété qu’offre le corps, en particulier féminin sur ces clichés : non, comme étant érotique, mais comme un support artistique. La brillance de la chair s’estompe au profit d’une mise en relief des courbes du corps comme si la photo était sculptée.

Dans la verrière, on retrouve des clichés dédiés à la nature et juste en face une série d’auto-portraits. Le photographe montre une nature fourmillante de nombreux détails, il utilise l’ombre et la réverbération, le résultat donne une flore animée en plein mouvement. Une excursion dans l’univers végétal de Friedlander pour le visiteur. Les auto- portraits révèlent une autre approche de son travail, le reflet et l’ombre portée de l’artiste sont les témoins de la photo tels des anges gardiens.

La salle du fond présente les photographies du paysage américain, les intérieurs et la nature. Les images deviennent des miroirs, les décors naturels s’entremêlent avec l’intérieur des voitures pour être une continuité de l’image. Friedlander utilise le diapositive autour de la géométrie et l’articule comme un reflet. Le paysage est cadré à travers la vision du photographe. De l’autre, des photos inspirées de « Big Brother », rappelant le slogan (Big Brother is watching you), on notera la justesse dans le placement des téléviseurs, notre regard est hypnotisé sur le mobilier électronique. Puis la nature nous offre sa dernière danse avec des clichés où la végétation redevient abondante, l’eau est un objet miroir et les arbres se glissent avec la brume.

Conclusion

L’exposition s’articule sur les thématiques de la nature, des paysages urbains, des nus et des auto-portraits. Pour ceux qui ne connaissent pas l’univers de Lee Friedlander, c’est un bon moyen de découvrir le photographe. Son travail est intéressant, car il mélange différentes techniques photographiques : l’ombre, le reflet, la réverbération et la symétrie. La galerie Dupont offre à cette rétrospective, un espace adéquat. Les murs blancs font ressortir la série de photographies. Ayant pu photographier durant toute l’exposition, j’ai pu me mettre dans la peau du photographe, car le reflet de mon ombre était projeté sur les cadres, une expérience assez amusante. Une phrase du photographe reflète à merveille son univers, de nombreux photographes pros ou amateurs se retrouveront dans cette citation : « Vous n’avez pas besoin d’aller chercher les photos, la matière est généreuse. Vous sortez de chez vous et les photos sont là à vous regarder fixement. »

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