Du 17 février au 14 mars 2014, la mairie du 10eme arrondissement ouvre ses portes à la galerie le Pari(s) Urbain et donne une place d’honneur à l’Art Urbain. A cette occasion sont présentés les travaux des photographes Karine Paoli, Swit Lightgraff et Anthony Lietart et des artistes talentueux du street art tels que Shuck Two, Ioye, Shaz Arts, Jessica LeGuillon, Louis Castel et d’autres.

L’exposition commence par les travaux de Jessica LeGuillon une jeune artiste, originaire de Marseille. Elle développe sa passion de l’art et commence ses premières œuvres en septembre 2012. Dans sa recherche de création artistique, elle rencontre l’artiste peintre Christophe Fort qui l’inspire dans son travail et lui prodigue des conseils. La mairie expose une série de toiles inspirée d’icônes féminines flirtant avec les années « yéyé » par l’exemple de Brigitte Bardot puis les idoles musicales (Vanessa Paradis, Diana Ross) et l’univers cinématographique et mondain avec Grace Kelly et la princesse Diana. Provenant de magazines, journaux et d’impressions de photographies, la finition ultra brillante qu’elle donne à ses toiles, fait ressortir les reliefs et les imperfections de manière à accentuer son travail en évitant un résultat neutre. Les personnages centraux sont entourés d’événements en rapport à leur vie que je vous laisse le plaisir de découvrir, un concept ingénieux.

Issu de la culture hip hop, Swit Lightgraff utilise le lightpainting : une technique de vue photographique qui permet de dessiner avec la lumière. L’artiste mêle ce côté lumineux à une calligraphie arabe en perfectionnant les formes, les couleurs et les jeux de lumières en évoluant dans un univers naturel. Les photographies prônent les voyages allant de New York, Marrakech et les paysages glacés de la Laponie (Finlande). Son art oscille entre la beauté naturelle des plus beaux lieux du monde et le caractère futuriste de la technique du lightpainting. A la vue de la série, on ressent l’influence des photographes Man Ray, Gjon Mili, Jack Delano et Eric Staller qui ont réalisé plusieurs œuvres sur cette technique.

Le clip « Lovers in Japan » du groupe Coldplay utilisait la technique du lightpainting

Venant du milieu graffiti, Antu est un artiste reconnu par ses pairs. Il réalise des toiles abstraites en utilisant diverses techniques alliant l’aérosol, l’acrylique et le posca (marqueur peinture tout support). L’hôte observe une première série avec des collages de journaux, de sables et autres, s’ajoutent aux écoulements à la bombe et aux effets de matière pour créer des paysages « étranges » et colorés fourmillant de détails et de clins d’œil. Ensuite, le promeneur découvre une série qui assemble trois toiles dans lesquelles l’oeil est toujours omniprésent, elle le plonge dans un univers excentrique, coloré et vif.

Karine Paoli décide de montrer son travail au public, sa démarche photographique consiste à immortaliser les tranches de vie qui jalonnent son existence afin de retrouver des instants fugitifs comme les pièces d’un puzzle en perpétuel mouvement. Le visiteur voyage dans l’intimité de son quotidien et de ses nombreux voyages dans le monde, un « Instragram » visuel.

Originaire de Bordeaux, Shaz Arts est un pur produit de la culture urbaine. Portraitiste, il révèle au public un style unique aux influences éclectiques. Riche de sa double culture, il cherche à créer un art métissé qui lui ressemble. Il tire son inspiration des différents arts : la peinture, le dessin au stylo, la sculpture et le street art. On y croise Michael Jackson, Nelson Mandela et Malcom X.

Natif de la banlieue ouest de Paris, Ioye découvre le graffiti à la fin des années 80. Il exprime son art à travers la réalisation de lettrages en mouvement qui traduisent ses humeurs et ses émotions. Dans cette série, il décide de les idolâtrer sous forme d’icônes. L’idée lui vient de souvenirs d’enfance passés dans des églises orthodoxes chargées de peintures murales et d’icônes qui représentent des saints et des apôtres. Une manière de rendre hommage à ses lettres sur un piédestal en les ornant chacune d’une auréole dorée.

Passionné d’arts graphiques, Anthony Lietart est directeur artistique dans une grande agence de publicité parisienne, mais mène en parallèle une carrière de photographe indépendant. Les séries photographiques mettent en scène des sneakers dans des lieux urbains : terrain de basket et skatepark. L’originalité des clichés est l’absence de silhouette, la paire de basket devient orpheline pour laquelle le spectateur va soudainement s’identifier, rendant un bel hommage à ce produit de la consommation.

Originaire de la banlieue nord de Paris, Tonyone s’intéresse très vite au dessin, il est passionné de dessins animés et de comics. Dans les années 90, il est initié par son oncle au graffiti qui lui fait découvrir cet univers si spécial mais particulièrement attirant. Actuellement, il suit une formation à l’école française de tatouage. Ce milieu se rapproche du graffiti de par sa précision, son amour de l’esthétique et sa minutie.

Reconnu pour être le précurseur du graffiti en arabe, Shuck2 explore les nouvelles possibilités de cet alphabet. L’hôte aperçoit un lettrage fissuré et lumineux sous fond vert ou rouge. Son art réside dans l’aptitude à déstructurer la lettre, l’exercice repose sur sa faculté à donner au lettrage la dimension nouvelle et percutante tout en conservant l’harmonie et l’équilibre du rendu final.

Vivant à Paris, Louis C(K)astel est un peintre, il dessine et peint depuis l’enfance mais, peint sur toile depuis 2012. La toile présentée décrit la fuite de l’amour vers un inconnu moderne au mécanisme commercial. Le décor est futuriste rappelant le Cinquième Elément de Luc Besson, l’oeuvre se place dans le 10ème arrondissement jusqu’au 18ème arrondissement de Paris, un chemin vers la quiétude d’un romantisme perdu.

Le dernier artiste Balyc se passionne pour l’art urbain (graffiti et tag) dans les années 90. Il passe son enfance à Sarcelles où des kilomètres d’immeubles et des tours se côtoient à pertes de vues. Les travaux montrent des constructions urbaines avec des lignes d’horizons, les immeubles s’entrechoquent et les buildings sont en mouvement. Les traits sont fins ou épais, des sortes de saillies comme sur une feuille d’arbre, envahissent ses toiles et ses dessins.

Conclusion

L’exposition permet au visiteur de découvrir ou redécouvrir des artistes talentueux de l’Art Urbain mais, aussi des références dans le Street Art. L’exposition respire la grandeur historique et propose une immersion totale dans l’univers riche du street art. Profitez-en, si vous êtes dans la capitale, l’exposition se poursuit jusqu’au vendredi 14 mars 2014.

>>Voici les liens utiles pour suivre l’actualité des artistes de l’exposition

La galerie Pari(s) Urbain

http://www.leparisurbain.com

Jessica LeGuillon

Page officielle Facebook : J. Le Guillon

Antu
http://belfort.livegalerie.com/

Karine Paoli

http://www.karinepaoli.com/
http://www.hugme.fr/HUGME/

Shaz Arts

Page officielle Facebook : Shvzrt

Ioye

http://ioyeone.blogspot.fr/

Anthony Lietart

http://www.anthonylietart.com/

Shuck2

http://shuck2.com/
Page officielle Facebook : Shuck 2

Balyc

Page officielle Facebook : Balyc

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