A l’occasion du centenaire de la naissance du comédien, le Crous de Paris propose une plongée au cœur du travail d’acteur de Louis de Funès par ses premiers films au dernier « Gendarme ». Située dans le 6ème arrondissement de Paris, l’exposition permet de suivre l’évolution de la filmographie de l’acteur, le succès public et de découvrir deux visages moins connus de l’artiste : le pianiste et le réalisateur. A partir d’une sélection de 300 pièces, issus du Musée de Louis et de la collectionneuse Marie Radel, replongez dans l’univers de ce comédien d’exception.

Le service culturel du Crous de Paris gère trois lieux culturels dédiés : un centre culturel pour des expositions et des événements hors-série, la galerie d’art qui programme une exposition toutes les deux semaines de talents étudiants émergents ou confirmés et le Mabillon avec une programmation hebdomadaire des « Mardis de Mabillon ».

Le parcours de l’exposition se décline en six grands thèmes : les premiers films, De Funès pianiste, le succès, De Funès réalisateur, De Funès international et Vu par la presse.

Le visiteur découvre une sélection de tirages originaux issus des distributeurs de films et des affiches tirées des premiers long métrages de l’acteur de 1954 à 1964. L’année 1954 est un tournant dans la carrière de Louis de Funès, la pièce de théâtre de Robert Dhery « Ah ! Les Belles Bacchantes » est portée à l’écran. Dans un rôle de tout premier plan, l’acteur va enfin connaître la consécration. Il déploie toute l’énergie nécessaire pour être le meilleur et pour qu’on le remarque. Dès 1956, Claude Autant-Lara fait appel à lui pour jouer dans La traversée de Paris avec les deux géants de l’époque : Bourvil et Jean Gabin. Pour lequel, il obtient un rôle à sa mesure le fameux épicier du marché noir, Jambier.

Pour la première fois de sa carrière, on propose les premiers rôles à l’acteur, il aura fallu attendre ses 43 ans pour être une vedette dans un film. La première personne qui lui donne son premier grand rôle est Maurice Regamey dans le film Comme un cheveu sur la soupe (1957). De Funès joue le rôle d’un compositeur malchanceux, devenu un héros malgré lui et pris en chasse par des tueurs qu’il avait engagé de son plein gré pour l’éliminer.

En 1957, Ni vu ni connu de Yves Robert offre à l’acteur un rôle de composition, le braconnier dit Blaireau avec son chien Foulcan. A la sortie du film, France Dimanche titre : « Louis de Funès, l’acteur le plus drôle de France ». Avec Taxi, roulotte et corrida (1958), il retrouve le réalisateur André Hunebelle. Avant de partager la fabuleuse aventure de Fantômas, le réalisateur met toute sa confiance en l’acteur, en lui proposant le premier rôle du film.

Jusqu’en 1961, Louis De Funès continue à faire quelques seconds rôles : le Capitaine Fracasse de Pierre Gaspard-Huit, film de cape et d’épée avec Jean Marais. Ensuite comme chef comptable dans La Belle Américaine, film de Robert Dhéry. En 1962, il joue dans le film La Vendetta aux côtés d’un comique de l’époque, Francis Blanche, ou encore dans Carambolages où il donne la réplique au jeune Jean-Claude Brialy.

L’année 1963 devient celle de la gloire et de tous les honneurs. Le point de départ d’une série de films populaires à grands succès (des Pissenlits par la racine, Pouic Pouic).

« De Funès pianiste » revisite les débuts du comédien. A travers des photos, des extraits de films et d’interviews, le spectateur découvre la première carrière de l’artiste. Moment où il persiste à jouer du piano dans les bars et les night-clubs pour gagner modestement sa vie. Il va de cabaret en cabaret et croise certains collègues comme Eddie Barclay. En 1942, tandis qu’il prononce son divorce d’avec sa femme, il rencontre dans ses cours de théâtre celle qui le suivra jusqu’au bout de sa vie : Jeanne, future madame de Funès, héritière de la famille de Maupassant.

« Le succès » couvre la salle centrale du Centre Culturel, une période vaste de la carrière de l’acteur. Du premier gendarme (1964) au dernier de la saga « le gendarme et les gendarmettes » (1982), l’hôte découvre les films cultes (la Grande Vadrouille, le Petit baigneur, Oscar et l’Aile ou la Cuisse) à travers des photographies inédites et des pièces rares. Des photographies d’exploitations allemandes de la Grande Vadrouille, des extraits de scénarios (les Grandes vacances et Jo), des affiches originales et photographies de tournages (le Grand Restaurant, la Folie des grandeurs). L’hôte se balade dans les années 60 à 80 autour de la carrière de l’acteur.

En dehors de la salle centrale, le visiteur découvre un espace dédié au film « Les aventures de Rabbi Jacob » (1973) qui a séduit la France avec 7,3 millions d’entrées à sa sortie.

« De Funès réalisateur » revient sur l’épisode où l’acteur veut prouver qu’il est un comédien à part entière. A divers moments de sa vie, il a voulu embrasser une carrière de producteur ou même de réalisateur. En 1980, il co-réalise l’Avare avec Jean Girault avec lequel il a tourné 13 films (la série des Gendarme, les Grandes Vacances, Jo et la Soupe aux Choux). L’acteur a souvent eu une distorsion entre les propos des critiques et l’admiration forcenée du public. Il ne jouera que l’Avare de Molière au cinéma et non sur les planches de peur de desservir l’auteur dans ses textes. Dans cet Avare, Louis interprète le célèbre Harpagon et demande à Michel Galabru d’être Maître Jacques.

Pour compléter la visite, une salle interactive et un espace de projection sont réservés à l’écoute de plusieurs vinyles originaux et à la diffusion de vidéos.

« De Funès international » montre que la filmographie du comédien est allée bien au-delà de la France. Le visiteur a l’honneur de découvrir plusieurs dizaines de pièces venues d’Asie, de Belgique, de Grande Bretagne, des Etats Unis, de la République Tchèque et d’Italie.

Pour clore l’exposition, le dernier thème « Vu par la presse » revient sur une sélection d’articles de presse sur la popularité de l’acteur.

Conclusion

L’exposition revient sur trois périodes distinctes de la carrière de l’artiste, celle de son premier métier « pianiste », une seconde où de petits boulots en petits cachets il se fait connaître, et la dernière, il s’habitue aux seconds rôles pour se faire remarquer et décrocher des premiers rôles. Le parcours de l’exposition permet de découvrir l’évolution de la carrière de l’acteur, le succès dans sa filmographie et deux autres visages méconnus ( pianiste et réalisateur). A travers cette rétrospective riche en pièces inédites, le centre Culturel rend un bel hommage à cet homme du théâtre et du cinéma . Ayant pu assister au vernissage de l’exposition, la venue de la famille de l’acteur montre la qualité du travail exposé par l’ensemble de l’équipe. Grâce à l’apport du Musée de Louis et de la collectionneuse Marie Radel, sans oublier les diverses animations et performances des étudiants durant l’exposition. N’hésitez pas à vous y rendre, l’exposition est gratuite et se termine le 27 mars 2014.

Exposition « Louis de Funès, 100 ans »
Du lundi au samedi, de 10H à 19H
10-12 rue de l’Abbaye
75006 Paris

4 commentaires

  1. Exposition très complète avec une mise en scène des différentes périodes qu’a connu Louis de Funès, ce qui rend la visite agréable.

  2. Dommage que je n’ai pas l’occasion de monter a Paris pour voir cette expo qui a l’air superbe
    Surtout en temps que fan de de funes

    1. Je confirme 🙂

      C’etait une belle exposition consacrée à ce fabuleux comique mais il reste encore le Musée de Louis entre Nantes et Ancenis pour vivre la magie de Funès.

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