Pour son quarantième anniversaire, le Festival du Cinéma américain de Deauville a proposé un programme éclectique du 5 au 14 septembre 2014. Des hommages ont été donnés à de nombreux artisans du cinéma américain (Jessica Chastain, Will Ferrell, Ray Liotta, John Mc Tiernan et Brian Grazer) et des personnalités disparues comme Lauren Bacall, Robin Williams et Yul Byrnner. Présent au festival du mardi 9 au mercredi 10 septembre, je profite pour vous proposer un résumé en deux parties de cet événement cinématographique que les cinéphiles attendaient avec impatience.

Le festival du Cinéma Américain de Deauville voit le jour, grâce à l’initiative du maire de l’époque Michel d’Ornano d’implanter l’événement dans la ville avec le soutien de Lucien Barrière (hôtels et casinos) et son groupe. Selon les nouveaux organisateurs Lionel Chouchan et André Halimi, le but est de montrer au public français, sans ostracisme, sans barrière et sans parti-pris, des films que seuls quelques privilégiés émerveillés ou étonnés ont découverts à New-York ou à Los Angeles.

Afin d’assister aux nombreuses projections, trois lieux furent proposés aux festivaliers (le Centre International de Deauville, le Cinéma du Casino et le Morny Club).

Le Centre International de Deauville (CID) se compose de trois espaces : l’auditorium Michel d’Ornano est doté de 1497 places pour les projections des films en compétition, les avant-premières, les documentaires et les différents hommages (Jessica Chastain, John Mc Tiernan, Ray Liotta, Will Ferrell, Brian Grazer), l’auditorium Lexington dispose de 220 places pour les masterclass et les terrasses du CID (les photos-calls et les conférences de presse).

Le Casino Cinéma est équipé de 460 places où les festivaliers pouvaient visionner les films projetés la veille à l’auditorium Michel d’Ornano. Pour combler le plaisir des cinéphiles, des nuits américaines étaient proposées tous les soirs en proposant des films primés par le festival du cinéma américain de Deauville (Prix du Jury, Grand Prix).

Le Morny Club disposait de 271 places pour la projection de grands classiques américains, les films qui rendaient hommage à des acteurs vivants (Will Ferrell et Ray Liotta) ou disparus (Robin Williams, Lauren Bacall, Yul Byrnner), les films musicaux (The Blues Brothers, les Misérables, Ray, Mamma Mia) et les séances de rattrapages pour ceux qui auraient raté les avant-premières à l’auditorium Michel d’Ornano.

En ce qui concerne les projections, j’ai pu me rendre le premier jour au Centre International de Deauville pour le film en compétition «The Better Angels» de AJ Edwards, un long métrage qui retraçait l’enfance du futur président des Etats-Unis (Abraham Lincoln) en évoquant sa famille, les difficultés traversées et les deux femmes qui l’aideront à accomplir son destin.

The Better Angels proposait une démarche inédite sur la vie d’Abraham Lincoln en s’attachant à l’enfance du président américain. Pour ceux qui auraient vu The Three of Life, l’influence de Terrence Malick est omniprésente dans ce long métrage où la photographie est somptueuse.

Ensuite, j’ai assisté à la projection d’un second film en compétition « Uncertain Terms » de Nathan Silver au Casino Cinéma. L’histoire de Robbie, un homme trompé par sa femme qui décide de quitter Brooklyn et s’installe à la campagne chez sa tante. Cette dernière gère un foyer d’accueil pour adolescentes enceintes. Seul homme parmi ses femmes, il devient l’objet de toutes leurs attentions… Il rencontre Nina, l’une des pensionnaires et naît une relation compliquée au fur et à mesure que les deux êtres se rapprochent ce qui provoque la jalousie des autres jeunes filles. Il essaye d’empêcher Nina de commettre la plus grosse erreur de sa vie en se remettant avec le père immature de son enfant.

Uncertain Terms est un film tourné comme une sorte de documentaire, l’intrigue reste cependant intéressante mais trop courte dans son ensemble ce qui engendre une fin rapide.

Quant à Camp X Ray de Peter Sattler avec Kristen Stewart (Twilight), l’actrice joue une jeune femme qui s’engage dans l’armée pour rompre ses racines rurales et s’ouvrir de nouvelles opportunités. Elle se retrouve à Guantanamo Bay pour surveiller les prisonniers djihadistes et partage son quotidien avec d’autres soldats. Elle va alors entamer une relation particulière avec l’un des détenus…

Camp X Ray permet de casser l’image de fille sage de Kristen Stewart très présente dans ses derniers rôles, le metteur en scène suggère un film où le face-à-face psychologique alimente sa réalisation.

La première partie s’achève avec le long métrage Camp X Ray pour lire la suite de mon escapade cinématographique, cliquez ici

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