Parmi toutes les stations balnéaires de la Côte Fleurie, la ville de Deauville est devenue un emblème. Son festival du film américain, vitrine de la ville, accueille chaque année du monde sur la célèbre promenade des planches. Mais le succès de la station a connu un élan au XIXe siècle lorsqu’on apprit à goûter aux plaisirs de la mer. Deauville attire chaque année des milliers de touristes, notamment Parisiens en raison de sa proximité géographique. A travers un reportage photographique, je vous propose une visite de la ville et de ses alentours en évoquant son architecture durant mon séjour en Basse- Normandie.

La commune de Deauville est située à l’embouchure de la Touques qui la sépare de Trouville sur Mer et s’étend en partie sur le long du fleuve : un pont relie les deux communes.

L’une des choses qui m’a le plus marqué quand je me suis promené dans la ville, c’est la diversité des constructions et des genres architecturaux : villas, manoirs et bâtisses que le visiteur découvre. Cette diversité au niveau des références, mais aussi de leur caractère dominant façonne l’identité de la ville. L’architecture est un savant mélange de styles régionaux et historiques, l’habitat affiche la réussite sociale de leur propriétaire d’antan. Le raffinement, l’inaccoutumé et l’originalité dans ce qu’on peut trouver d’avenant et d’inventive.

Je débute mon exploration des rues de Deauville autour de l’actuelle Place de Morny qui converge vers sa fontaine centrale et le long de la rue du Casino crée à partir de 1863, un quartier marchand abritant des commerçants. La configuration de cette place est circulaire ce qui permet de s’attarder sur les terrasses très animées. Des maisons et des immeubles bas accolés  au rez de chaussée et en étages des boutiques.

Puis je m’avance vers la route des deux grands palaces de la station : le Royal-Barrière et Normandy Barrière. Le premier impose par son architecture avec ses colombages et son toit en imitation chaume.

Au début du Xxe siècle, le nouveau maire Désiré le Hoc veut relancer la ville car Deauville est dans l’ombre de sa consoeur « Trouville sur Mer ». Il fait appel à Eugene Cornuche exploitant du Casino de Trouville depuis 1909. En 1912, l’hôtel Normandy Barrière ouvre ses portes : un lieu devenu, le refuge des célébrités durant le festival du cinéma américain de Deauville. A défaut d’être entré dans l’enceinte, le Normandy Barrière offre une architecture majestueuse. A son entrée, le parc François-André permet de se réfugier sur des bancs pour admirer le monument.

A proximité de l’hôtel, je découvre un imposant monument blanc. N’est-ce pas le casino ? Oui, c’est le cas! Une enseigne vêtue d’une couleur en or où les scintillantes lumières qui l’encadrent s’allumeront à la tombée de la nuit.

En continuant ma promenade, je remarque que la ville possède une longue plage de sable, bordée par la Manche, un cadre magnifique que j’ai pu apprécier cet été. La station dégage une atmosphère spéciale, un charme d’antan hérité de la Belle Epoque.

J’avais souvent entendu parler des planches de Deauville, je me devais d’aller voir cet endroit tant évoqué par les visiteurs. Longeant sur le littoral, les planches de Deauville désignent les planches de bois embrochées les unes dans les autres qui forment la balade phare de la ville. Instaurées en 1923, les planches sont apparues au coeur des Trente Glorieuses, à une période où le tourisme connu une ascension fulgurante et la ville devînt largement convoitée. La légende veut que grâce à ses planches de bois, les dames de l’époque pouvaient profiter du bord de mer sans craindre de salir leurs robes. En marchant, vous remarquerez les cabines de bain situées au bord des planches. Chaque cabine est baptisée au nom d’une personnalité célèbre (acteurs, actrices et réalisateurs).

En continuant, on voit au loin un port, mais celui-ci est privé contrairement à celui de Morny que j’évoquerai plus tard, il est baptisé «Port-Deauville». Au début des années 1970, un engouement croissant est présent pour le yachting. L’architecture des appartements construits sur ce port a été imaginée par Labro et Orzoni, les architectes de la station de ski d’Avoriaz. Etendue sur une superficie immense et protégée d’une digue brise-lames en bloc de granite long de 770 mètres.

En me lisant, vous vous demandez quand est-il de l’architecture néo normande ? Ce fameux style de villas crée selon Claude Mignot par Jacques Baumier à Houlgate dans la seconde moitié du XIXe siècle. L’architecture se caractérise par des bâtiments construits à partir d’une structure à pan de bois traditionnelle, mais avec des matériaux modernes. Pour découvrir ce style architectural, il suffit de vous rendre à la gare de Trouville-Deauville ou à la mairie de Deauville. Si vous aimez la marche, vous pouvez vous rendre vers la route de Saint-Arnoult pour admirer la villa Strassburger.

La visite touche bientôt à sa fin, mais je vous emmène pour une dernière ballade sur le port municipal situé au cœur de Deauville et face à la gare SNCF où des centaines de bateaux y stationnent toute l’année.

Comme disait Tristan Bernard : J’aime Deauville parce que c’est loin de la mer et près de Paris.

A bientôt Deauville

Pour voir la suite de cette escapade photographique , cliquez ici

(3 commentaires)

  1. Je me souviens d’un weekend camping non loin de Deauville/Trouville, qu’est-ce que ça m’avait plu ! Il fait bon vivre là-bas, les habitants sont accueillants, souriants, les maisons toutes aussi mignonnes les unes que les autres. Tes clichés me ramènent à mon adolescence : c’est beau.

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