Pour le tout premier disque d’Insula orchestra, la chef d’orchestre Laurence Equilbey brave un sommet du répertoire de la musique classique : le Requiem de Mozart. Accompagnée de ses deux formations: le choeur Accentus et Insula Orchestra, elle revisite cette oeuvre magistrale du compositeur autrichien. Composée durant les dernières années de vie du musicien, ce requiem tronqué comporte de nombreuses énigmes sur les conditions de composition et l’origine de son commanditaire.

Aux côtés d’Insula Orchestra et d’Accentus, l’affiche réunit la soprano Sandrine Piau, grande voix mozartienne et collaboratrice privilégiée de Laurence Equilbey. Et d’autres solistes d’exception tels que le ténor allemand Werner Güra, la contralto italienne Sara Mingardo et le baryton anglais Christopher Purves qui complètent cette majestueuse distribution.

La fine oreille de Laurence Equilbey

Chef d’orchestre, directrice musicale d’Insula Orchestra et d’Accentus, Laurence Equilbey est distinguée pour son exigence et son ouverture artistique. Ses activités symphoniques lui ont permis de diriger de nombreux orchestres réputés: Lyon, Bucarest, Brussels Philharmonic et philharmoniques comme ceux de Liège, Leipzig. Récemment, elle a dirigé les opéras Albert Herring de Britten (Opéra de Rouen Haute-Normandie et Opéra Comique) et le Der Freischütz de Weber (Opéra de Toulon). Régulièrement, elle dirige l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie. Depuis 2009, elle est avec Accentus associée à l’Orchestre de chambre de Paris, qu’elle retrouvera en 2015 à l’Opéra Comique pour Ciboulette de Reynaldo Hahn et à la Philharmonie de Paris pour le Stabat Mater de Dvořák. Avec le soutien du Conseil général des Hauts-de-Seine, elle fonde en 2012 Insula Orchestra.La saison 2014-2015 voit le premier concert à l’étranger de l’orchestre dans le cadre de la Mozartwoche à Salzbourg, ainsi que la sortie de ce premier disque.

Le projet artistique d’Insula Orchestra

Puisant dans un répertoire allant surtout dans le classicisme et le romantisme. Des compositeurs tels que Mozart, Beethoven et Schubert sont les principales figures du répertoire avec des programmes aussi bien symphoniques qu’avec choeur et solistes. L’orchestre joue sur des instruments d’époque, avec un travail sonore adapté aux grandes salles d’aujourd’hui. Le projet repose avant tout sur une recherche stylistique et émotionnelle. Les musiciens, rassemblés autour d’un noyau de chefs d’attaques confirmés et réputés, sont recrutés essentiellement dans la jeune génération, qui sort actuellement des institutions pédagogiques européennes spécialisées. En 2012, cette phalange nouvelle est fondée par Laurence Equilbey et le Conseil général des Hauts-de-Seine.

Le choeur musical du projet : Accentus

Accentus est un choeur de chambre professionnel très investi dans le répertoire a cappella, la création contemporaine, l’oratorio et l’opéra. Fondé par Laurence Equilbey, il y a 20 ans, il se produit aujourd’hui dans les plus grandes salles de concerts et festivals français et internationaux. La structure poursuit une résidence importante à l’Opéra de Rouen Haute-Normandie, articulée autour de concerts et d’opéras. Il est également un partenaire privilégié de la Cité de la musique et un ensemble associé à l’Orchestre de chambre de Paris depuis 2009.

Avoir un regard personnel sur une œuvre magistrale

Enregistrée à la Chapelle royale du château de Versailles, la chef d’orchestre veut poser un regard personnel sur cette œuvre majeure du répertoire de Mozart. Le lieu choisi n’est pas étranger à Mozart puisqu’à l’âge de 6 ans, il a joué sur l’orgue de cette dernière . Le requiem reste une production artistique ébauchée qui a suscité imagination et spéculation sur les circonstances de sa composition. Son but est de tenter d’élucider ses nombreuses énigmes pour être au plus près de l’inspiration musicale du compositeur. En découd, une adaptation éloquente où l’ardeur se mêle à la douceur. Par son expérience, elle arrive à conserver une osmose musicale aussi bien dans le chœur qu’avec les instruments, tout en alimentant divinement bien les séquences variées du Requiem.

A l’âme tumultueuse sur le morceau Dies Irae et Rex Tremendae: l’influence divine prend l’ascendant sur l’autorité parentale. Puis s’installe la tendresse du Recordare, le mouvement préféré de Mozart, il lui rappelait l’amour de sa mère et le Tuba Mirum où le sentiment d’espoir et de paix s’illustrent avec la voix de Christopher Purves (baryton) et le trombone : un instrument qui apparaît lorsqu’il y a des apparitions surnaturelles comme l’explique la chef d’orchestre. Selon les propos du baryton : « l’air donne un poids, une solennité au chanteur ». La douleur et le sanglot s’écoutent sur le Lacrimosa décrit comme «la berceuse de la mort » pour lequel Mozart nota les 8 dernières mesures de son œuvre inachevée.

En analogue, Laurence Equilbey et son équipe proposent aux curieux de vivre et découvrir l’enregistrement depuis les coulisses grâce à une web série de quatre épisodes à mi-chemin entre le reportage et le film documentaire. En suivant, Lorenzo, un amateur inconditionnel de musique classique qui essayera de déceler les mystères et la construction du Requiem. De nombreux participants tels que Laurence Equilbey, lnsula Orchestra et le choeur Accentus sont présents dans les épisodes : un concept très ludique avec une dose d’humour, à découvrir.

Les liens pour suivre la web série :

Log book / Journal de Bord

Log book / Journal de Bord, épisode 1

Log book / Journal de bord, épisode 2

Log book / Journal de Bord, épisode 3

Log book / Journal de Bord, épisode 4

Log book / Journal de Bord, épilogue

Conclusion

Expérimentée, la chef-d’orchestre gère ses deux formations avec ferveur, fougue et douceur comme l’aurait souhaité le compositeur du Requiem. Pour faire vivre son projet, elle s’entoure de quatre solistes vocaux de premier plan : la soprano Sandrine Piau, la contralto italienne Sara Mingardo, le ténor allemand Werner Güra et le baryton anglais Christopher Purves. De là, elle y ajoute ses deux formations dont le choeur Accentus a été récompensé par la presse musicale. Etre au plus près d’une œuvre aussi majeure est très intéressant mais donner un nouveau sens peut être un grand risque. Sa démarche peut sembler ambitieuse, mais le résultat est tout à fait à la hauteur. Un projet qui permettra de (re) découvrir le Requiem de Mozart.

Pour suivre l’actualité de Laurence Equilbey et ses deux formations, cliquez sur les liens.

http://laurenceequilbey.com/

http://www.accentus.fr/

http://www.insulaorchestra.fr/

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