Pour son nouveau film  » le Juge », le réalisateur Dave Dobkin confronte deux générations celle de Robert Duvall et Robert Downey Junior. Ses deux acteurs d’exceptions sont réunis dans un long métrage mêlant la comédie dramatique à une intrigue judiciaire.

Auteur

Le réalisateur entame sa carrière artistique dans la publicité et les clips vidéos. En signant de nombreux films publicitaires pour ESPN, Heineken, Coca-Cola et Sony Playstation puis il décide de se lancer dans le cinéma. Dès 1998, il réalise son premier film «Clay Pigeons» avec Vince Vaughn et Joaquin Phoenix. En 2003, il dirige Jackie Chan et Owen Wilson dans la suite de Shanghai Kid. L’année 2005 devient celle du succès avec Serial Noceurs où il retrouve Owen Wilson et Vince Vaughn. Deux ans plus tard, ce dernier obtient le rôle éponyme dans le film «Frère Noël». La même année, il assiste le réalisateur Craig Gillepsie pour la comédie Monsieur Woodcock avec Billy Bob Thornton. Ayant pris une pause au niveau de la réalisation, il revient en 2011 avec Echange standard où il dirige Ryan Reynolds et Jason Bateman.

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Histoire

Fils d’un homme de justice, Hank Palmer (Robert Downey Junior), avocat à Chicago, retourne dans sa ville natale où son père est accusé d’avoir tué un homme en le renversant en voiture. Il se lance alors dans une enquête afin d’en savoir un peu plus sur cette affaire. Il profite aussi pour renouer avec sa famille avec laquelle il a rompu les liens durant plusieurs années.

Critique

Deux générations, deux acteurs talentueux : le metteur en scène réunit pour son casting Robert Duvall (Apocalypse Now, Le Parrain, La nuit nous appartient, M.A.S.H, Bullit) et Robert Downey Junior (Avengers, Chaplin, la trilogie Ironman, Sherlock Holmes 1 & 2, Kiss Kiss, Bang Bang). Quant aux seconds rôles, il apporte le même soin en engageant des acteurs doués tels que Billy Bob Thornton (The Barber : l’homme qui n’était pas là, A l’ombre de la haine, Sling Blade), Vincent d’Onofrio (Full Metal Jacket, Men in Black, l’Elite de Brooklyn), Vera Farmiga (Conjuring ; les dossiers Warren, Le garçon en pyjama rayé, Source Code, In the Air) et Jeremy Strong (Parkland, Zero Dark Thirty, Lincoln).

A mi chemin entre un film juridique et des déboires familiaux, le film évoque le fait qu’une personne essaye d’échapper à sa famille durant un laps de temps, mais ressentira à un moment donné : l’envie de revenir auprès des siens. Hank Palmer (Robert Downey Junior) est un avocat prétentieux qui doit défendre son père, accusé de meurtre après avoir renversé une personne quand il était en voiture.

Très souvent, les liens entre père et fils sont très conflictuels. Le Juge Palmer (Robert Duvall) incarne un père qui ne fait preuve d’aucune indulgence, rébarbatif comme le métier qu’il exerce. Son personnage est souffrant, il a des soucis avec la justice mais, n’arrive pas à échanger avec son fils. Tandis que Robert Downey Junior joue un personnage qui affirme avoir l’esprit ouvert, mais jamais il ne donne de faits sur cette affirmation ou des exemples d’expériences personnelles. Ainsi, il invente cette affirmation pour bien paraître. En retournant dans sa ville natale, il va affronter ses blessures et son passé afin de mieux avancer.

Par cette dualité, le réalisateur évoque la transmission de la parenté. Le personnage de Robert Duvall a été père et celui de Robert Downey Junior le devient à son tour. En tant qu’avocat, le personnage doit apporter une aide à son père qui est accusé d’un meurtre.

Le face à face entre les deux hommes réservent des scènes plaisantes, intimes et émotives que le spectateur appréciera sans détour. Néanmoins, les séquences avec les seconds rôles restent toutes aussi irrésistibles. D’autre part, la performance de Billy Bob Thornton en avocat de la défense réserve de bonnes salves verbales entre lui et l’avocat Hank Palmer (Robert Downey Junior) durant le procès.

Conclusion

Le besoin de renouer avec sa famille reste une chose délicate quand nous sommes en conflit avec elle. David Dobkir mêle habillement les thèmes de la famille, de l’attachement aux racines et l’héritage familial. La confrontation des deux personnages principaux découle vers des scènes remplies d’émotions. Malgré quelques longueurs, le but du réalisateur était d’écrire un script à la mesure du talent de son personnage principal (Robert Downey Junior), l’exercice est amplement réussi grâce à l’appui d’un casting à la hauteur de ce film touchant.

En bonus, la performance de Robert Downey Junior et Sting sur le titre « Every Breath you take » dans la série Ally Mc Beal.

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