Porté par le phénomène Full Monty, l’une des comédies britanniques la plus connue des années 90, dont il a été producteur puis réalisateur de Sri Lanka National Handball Team en 2008, Uberto Pasolini revient cette année avec «  Une belle fin », un film touchant, colportant dans les traces de John May (Eddie Marsan), fonctionnaire chargé de retrouver les proches des personnes décédées. Un long métrage dont la mise en scène minutieuse est au service d’une véritable humanité.

Auteur

Uberto Pasolini a commencé sa carrière en tant que banquier d’investissement. En 1983, il débute au cinéma comme stagiaire sur « La Déchirure » de Roland Joffé. Il devient producteur indépendant en 1994 en fondant Red Wave Films. «Les Amateurs», réalisé par Alan Taylor, avec Vincent Gallo, est sa première production. En tant que producteur, son premier succès «  The Full Monty », sorti en 1997, reste l’un des plus grands succès du cinéma anglais. Son premier long métrage «Sri Lanka National Handball Team» a été primé dans de nombreux festivals dont celui de Venise, Palm Beach et Bruxelles.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Histoire

Fonctionnaire dans la banlieue de Londres, John May se captive pour son travail. Lorsqu’une personne décède, c’est à lui de retrouver des proches. Malgré ses efforts, il est toujours seul à célébrer les funérailles, à rédiger les éloges des disparus… Sauf qu’un jour, un dossier atterrit sur son bureau et va bouleverser son existence : celui de Billy Stoke, son propre voisin.

Critique

Pour incarner le personnage de John May, le producteur a choisi un acteur qui ne ressemble pas à Monsieur tout le monde en privilégiant Eddie Marsan (Gangs of New York, Match Point, V pour Vendetta, Sherlock Holmes, Ray Donovan). Acteur extraordinaire dans sa prestation, il tient le rôle principal avec des seconds rôles aussi loufoques que séduisants (Joanne Froggatt, Karen Drury, Andrew Buchan, Neil D’Souza, Paul Anderson, Tim Potter). L’idée du film est venue au réalisateur en lisant une interview d’une femme officier funéraire, employée à la mairie de Westminster, elle était chargée à la fois de retrouver les proches des personnes disparues sans famille connue, mais aussi, quand elle n’y parvenait pas, elle devait organiser leurs funérailles. L’idée que cela puisse se passer sans membre de la famille du défunt a particulièrement marqué le cinéaste.

John May (Eddie Marsan) préserve le souvenir des personnes qui ont été négligées de leur vivant. Sans qu’il en soit conscient, il vit dans la solitude, mais ne se rend pas compte qu’il existe un autre mode de vie. Il projette ses propres craintes sur les personnes qui l’entourent. Sa vie personnelle sonne creux, mais reste satisfait de cette routine, tout en trouvant un certain épanouissement grâce à son travail. Sa profession est comblée par les vies oubliées auxquelles il se consacre.

Durant son enquête sur la vie de son voisin, dont le voyage deviendra géographique, mais aussi psychologique, il commencera progressivement à s’ouvrir, en partageant de nombreuses expériences que je préfère vous laisser découvrir. Sa vie entretient de nombreuses parallèles avec les personnes décédées. C’est un homme généreux, minutieux dans son travail, cependant, il reste très attaché aux autres. Le choix du comédien Eddie Marsan par le réalisateur est très judicieux. L’acteur incarne un personnage si particulier tout en restant crédible. Il s’exprime très peu et ne manifeste aucun sentiment, sa performance reste élogieuse sur tous les aspects.

Pour mener à bien son projet, le cinéaste n’hésite pas à mélanger plusieurs registres de cinéma : une enquête policière jumelée à un ton romantique. Comme il a pu l’expliquer : « Faire un film signifie faire des millions de choix, j’ai fait celui d’un langage de cinéma »

Conclusion

Transporté par un remarquable Eddie Marsan, «Une belle fin» est un film bouleversant et poétique. A l’image de son personnage principal, ce long métrage s’attache à rendre hommage aux défunts afin de leur redonner une seconde vie. Qu’elle soit présente ou passée, le film allie avec humour et tendresse, un sujet proche de nous : des gens qui meurent seuls, sans compagnie, ni amis !

3 commentaires

  1. merci pour cette critique et avis un film qui doit être intéressant mais je n’aime pas trop ce genre de film mais ma mère oui alors je lui en parlerai 🙂
    Bonne journée

  2. oui c’est vrai que c’est d’actualité je me tâte, je vais en parlé a ma mère quand je la verrai ou si je l’appel demain et si elle veux y allez j’irais avec mais vraiment parce que la critique et que votre avis ma plu
    Bonne soirée

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s