Fort de son succès, lors d’une séance unique le 4 mai dans de nombreuses salles obscures Gaumont-Pathé, le documentaire événement COBAIN : MONTAGE OF HECK est prolongé jusqu’au 12 mai 2014, des séances supplémentaires ont été ajoutées dans 27 salles de cinéma. Une autobiographie qui vous plongera dans l’intimité et l’esprit de Kurt Cobain comme jamais un autre documentaire aurait pu le faire : une expérience visuelle qui vous prendra aux tripes !

Réputé comme étant le documentaire le plus intime et le plus étrennant jamais réalisé sur la vie du chanteur, COBAIN : MONTAGE OF HECK est le premier autorisé par la famille de l’ange déchu du grunge, l’initiative a été prise par sa fille Frances Bean Cobain, productrice de ce documentaire. Huit années ont été nécessaires au réalisateur, Brett Morgen, auteur de « Crossfire Hurricane » sur les Rolling Stones, pour construire son projet.

Morgen propose au public un mélange d’extraits racontés en dessins et d’archives inédites de Cobain en y ajoutant des interviews jamais diffusées de sa famille et des personnes les plus proches de son entourage, particulièrement sa femme Courtney Love et l’ancien bassiste de Nirvana, Krist Novoselic. Plus de deux décennies après la mort du chanteur, les spectateurs pourront découvrir des nouvelles facettes de la personnalité de Kurt Cobain ! Avec un temps d’exécution de plus de deux heures, Montage of Heck offre une nouvelle approche sur la vie brève de ce jeune artiste décédé à l’âge de 27 ans.

Tout commence par les premiers récits de sa mère, on aperçoit un bébé ensoleillant les premières images, ses bougies soufflées, les jeux avec sa sœur et son talent précoce pour toutes les choses créatives. En dévoilant un parcours chronologique, la démarche du réalisateur est de montrer ce qui peut être décelé dans l’esprit du musicien , sans passer par une analyse profonde de son répertoire musical, ni les témoignages de ses proches, mais en allant vers une interprétation de ses textes personnels et dessins sans oublier les images intimes recueillies sur les films faits-maisons de sa famille.

Par la suite, on y voit les années sombres de l’adolescence de l’artiste. Ces dernières sont narrées par le biais des animations de Stephan Nadelman et Hisko Hulsing. Le spectateur apercevra un adolescent de plus en plus suggestif avec sa famille, et somme toute, ballotté entre sa famille paternelle et maternelle. Le cinéaste a pu découvrir dans ses recherches, une dizaine de carnets dans lesquels le natif d’Aberdeen avait gribouillé des dessins morbides et textes comme des billets d’humeur. Ainsi, les dessins ont été animés, comme pour mettre en lumière la pensée de Kurt sur papier comme si nous étions à ses côtés lors de la création des ébauches. Le résultat est ahurissant et la créativité de Cobain est mise en avant.

Néanmoins, une atmosphère particulière s’émane lors du visionnage des films-maison et les lettres d’amour du couple Cobain-Love. On remarque un artiste chétif rongé par la consommation excessive d’héroïne. Toutefois, le cinéaste ne brosse pas uniquement l’image ravageuse du chanteur, on remarque un père tendre à la naissance de sa fille Frances et bout en train sur de nombreuses scènes filmées. Le réalisateur dévoile l’artiste comme il est, une personne comme monsieur tout le monde, certes tourmenté, mais dont le vœu était de faire de la musique et de pouvoir fonder une famille.

Niveau bande son, les spectateurs seront gâtés, car des images de live et des bandes récupérées sur des cassettes sont dévoilées sur les films des animateurs Hisko Hulsing et Stefan Nadelman.

Si vous restez après la séance, vous serez invité à regarder un entretien filmé de 12 minutes avec le réalisateur qui explique face caméra son travail et l’angle qu’il a voulu donner à son film. Des premières années de Kurt à Aberdeen, sa ville natale, jusqu’au sommet de sa gloire.

Conclusion

Imaginatif et intense, Cobain : Montage of Heck est une plongée cinématographique vertigineuse sur la vie d’un artiste en désunion avec le monde qui l’entoure. Brett Morgen a souhaité montrer qui était vraiment Kurt Cobain, dans sa vie de tous les jours. Par sa démarche, il apporte une nouvelle approche en se basant sur des archives inédites jusqu’à présente inconnue du grand public. Loin d’être indulgent, le documentaire dévoile un garçon hyperactif, sensible et torturé par des idées sombres : un mal être qu’il a clamé à travers sa musique.

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