Depuis le 4 juillet 2015, la galerie Brugier-Rigail Paris s’est mise à l’heure anglaise autour d’une exposition fidèlement appelée «  God save the street art and….. the Queen » : un événement artistique qui se penche sur la scène britannique du street art à travers les travaux de trois artistes de ce mouvement (Guy Denning, Nick Walker, Pure Evil).

S’étant intéressée au travail de la scène anglaise, la galerie Brugier-Rigail décide d’aller aux sources de l’art urbain britannique : Bristol, ville où tout a commencé. Il y a la musique avec le Trip-Hop, la scène aux musico underground graff avec ses deux représentants que sont Guy Denning (punk graffeur) et Nick Walker (graffeur et pochoiriste) en y ajoutant un membre de la nouvelle scène londonienne : Pure Evil, élève de Banksy.

Le parcours de l’exposition commence par les travaux de Charles Uzzel-Edwards aka Pure Evil, élève de Banksy, c’est aussi le fils du peintre gallois John Uzzel Edwards. Au début des années 1990, il est l’un des compositeurs avec Alan Brown et Nick Philip de musique d’ambiance électronique.

Les œuvres présentées aux visiteurs sont des peintures dégoulinantes rappelant les larmes de tristesse où les personnalités issues de la pop culture deviennent des sujets à contempler (Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Marilyn Monroe, David Bowie). En bon sujet du royaume, l’artiste rend hommage à sa manière à la Reine Elisabeth II sur une de ses toiles !

Puis la galerie expose, les travaux de Nick Walker (sérigraphie sur papier, aérosol sur toile), un graffeur- pochoiriste qui a battu très jeune le pavé de Bristol pour multiplier les graffitis dans les conditions les plus rudes en devenant rapidement un artiste précurseur en Grande -Bretagne.

Dans les années 90, il se met à combiner pochoirs et dessins en intégrant la crudité de la rue à l’image numérique. Le résultat, très sophistiqué, ajoute la vigueur d’un trait « urbain » échevelé à la précision de la photo. Pour autant, la rue reste pour l’artiste, la plus vaste, mais la plus éphémère des galeries. En extérieur, il cherche à donner un « peu d’air » au mur en espérant que le passant y trouve un motif d’évasion et de réflexion.

En somme, la galerie clôture sa visite de Bristol par Guy Denning, un artiste qui a commencé à peindre à l’huile à l’âge de 11 ans. Dans les années 80, on lui a refusé à maintes reprises, l’inscription aux Ecoles des Beaux Arts. Par la suite, il apprit des aspects techniques de la peinture à travers ses rencontres et ses conversations avec des peintres plus âgés que lui. Ses peintures ont été présentées dans de nombreuses expositions solo et mixtes en Italie, France, Allemagne et aux Etats-Unis.

En 1997, il fonde le groupe neomodern. Pour l’exposition, les visiteurs découvriront des pièces uniques où l’artiste utilise aussi bien le crayon et le fusain sur du papier journal que la peinture à l’huile et le collage sur deux toiles composées : des créations à la mélancolie profonde !

« God save the street art and ….. the Queen »

Jusqu’au 4 août 2015

Galerie Brugier-Rigail

40, rue Volta

75003 Paris

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