Pour cette saison estivale, La Galerie Joseph à Paris propose de vivre un « American Summer ». La galerie présente en effet deux expositions photographiques consacrées aux Etats-Unis et plus exactement à la famille Kennedy : l’une à la galerie (Thorigny) et l’autre à la galerie (Froissard). L’exposition «Elle s’appelait Jackie !» est prolongée jusqu’au 2 septembre et la seconde «  L’Amérique des Kennedy » vient de s’installer à la rue Froissart depuis le 3 juillet 2015 !

Après l’exposition « Elle s’appelait Jackie ! » à la Galerie Joseph-Thorigny , vous pourrez dès à présent pénétrer au sein du clan Kennedy. Ce parcours tout en images, révèle, à travers plus de 200 photographies « L’Amérique des Kennedy », une époque pleine de promesses et d’incertitudes…. de la présidence d’Eisenhower à celle de Richard Nixon par des moments phares : la lutte contre le communisme, les droits civiques avec le combat de Martin Luther King, la guerre froide, le Vietnam, Dallas, le rêve inachevé de Robert Kennedy assassiné en juin 1968 et le Watergate.

L’exposition observe un focus photographique sur le passé de la famille Kennedy. Dès l’année 1938, l’ambassadeur des Etats-Unis, Joseph Kennedy, s’installe à Londres avec son épouse, Rose Fitzgerald, et six de leurs enfants. Ils occupent une somptueuse résidence de trois étages, ayant appartenu au célèbre banquier JP Morgan.Tout en revenant sur le parcours de certains membres de la fratrie dont celui de Rosemary Kennedy, troisième fille du clan dont les troubles mentaux ont été objet à une lobotomie durant l’année 1941 et Kathleen Kennedy qui a démissionné de son poste de journaliste au Washington Times-Herald et se porta volontaire à la Croix Rouge en 1943.

Sans oublier l’ascension politique des deux frères Kennedy durant les années 50-60 : Robert Kennedy travaillant à la Comission présidée par Joseph Mc Carthy, l’homme politique qui s’est engagé dans la chasse aux communistes ou lors des campagnes électorales de John Fitzgerald Kennedy.

La visite  jalonnée  de photographies s’apparente à une introduction de l’histoire politique américaine, voire une initiation, vous pourrez vous attendre à en savoir un peu plus sur cette période de bouleversement et de promesse allant d’Eisenhower (1953 à 1961), John Fitzgerald Kennedy (1961 à 1963), Johnson (1963 à 1969) à Nixon (1969 à 1974).

Il s’agit là d’un condensé de photographies et de légendes croustillantes préparées par Frederic Lecomte-Dieu dans un espace spacieux. Le commissaire de l’exposition, nous dévoile ici une Amérique entre rêve américain et conflits internationaux, espoirs et grands bouleversements politiques et culturels.

Cette plongée dans l’Amérique des Etats-Unis ne pourrait se faire sans une partie consacrée à Martin Luther King et les droits civiques. Ce dernier éprouve une fascination envers JFK. De son côté, le président admire son courage et son talent d’orateur. Depuis trois générations, les King sont des pasteurs. C’est en rentrant d’un concours d’éloquence que le jeune Martin âgé de 14 ans, subit  pour la première fois le racisme de certains blancs.

Les années 60 sont celles où le gouverneur George Wallace s’oppose à faire entrer des noirs à l’université d’Alabama jusqu’à la réception de James Meredith par le ministre de la justice, Robert Kennedy. James Meredith exigea une Thunderbird dorée pour rejoindre l’Université d’Oxford. Le 1er octobre 1962, il est le premier noir à intégrer une université exclusivement blanche, le ministre de la Justice et le président Kennedy salueront son courage.

Force et acuité visuelle se dégagent sur de nombreuses photographies de l’exposition ! Le 28 aout 1955, dans l’une des nombreuses plantations du Mississippi, un adolescent de 14 ans (Emmett Till) a été torturé à mort pour avoir simplement sifflé une femme blanche : ses assassins lui ont arraché les yeux ! Le cliché où l’on voit le cercueil arrivé au domicile de sa mère inconsolable reste d’une intensité émotive ! D’autres photos sont à (re) découvrir comme l’attaque aérienne des forces américaines sur le village de Trang Bang au Vietnam où l’on voit une petite fille nue sortant d’un nuage de flammes et de fumée noire en 1972 ou le petit John-John regardant partir son père en hélicoptère. Nous sommes le 21 novembre 1963, la veille de l’assassinat de JFK.

On ressort informé, mais surpris de constater que le clan Kennedy fascine autant malgré les années passées. Et bien plus encore,  cette exposition propose d’en savoir davantage sur cette famille à la fois unique et énigmatique.

L’Amérique des Kennedy

Jusqu’au 2 septembre 2015

Galerie Joseph (Froissard)

7, rue Froissard

75003 Paris

Ouverte tous les jours de 10h à 19h

Tarif standard : 8 euros

Tarif réduit (étudiant; avec un ticket d’entrée du musée Picasso) : 6 euros

Tarif de groupe (à partir de 10 personnes) : 6 euros

Gratuit pour -12 ans

Tarif  » American Summer  » : 12 € pour l’accès aux 2 expositions (Je m’appelle Jackie + les Années Kennedy)

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