Révélée au grand public avec l’album «  Woman Child » en 2013, Cécile McLorin Salvant revient avec un second album très attendu le 8 septembre prochain, intitulé « For One To Love », où elle expose brillamment les contrastes entre l’amour et l’envie, le plaisir et le désir.

Son apprentissage musical à Miami

Cécile McLorin Salvant est née et a grandi à Miami, elle a commencé ses études de piano classique à 5 ans, de chant en chorale à 8 ans. Ensuite, elle s’intéresse au chant lyrique et a étudié avec des professeurs privés, puis plus tard avec Edward Walker, enseignant à l’université de Miami.

Un passage à Aix en Provence

En 2007, Cécile est partie à Aix-en-Provence pour étudier le droit, le chant lyrique et baroque au Conservatoire Darius Milhaud. C’est à Aix, avec le professeur et musicien Jean-François Bonnel, qu’elle a découvert l’improvisation, ainsi que le jazz instrumental et vocal. En 2009, après une série de concerts à Paris, elle enregistre son album, « Cécile », avec le Jean-François Bonnel Paris Quintet. Un an plus tard, elle remportait le Concours Thelonious Monk à Washington DC. Elle a suivi des études musicales à la New School de Manhattan, avec Jane Ira Bloom, Bill Kirchner, Hugo Goldenzweig, et Amy Burton. Elle interprète des chansons peu jouées et rarement enregistrées en essayant de mettre en valeur leur aspect théâtral. Elle commence à chanter en français et en espagnol et à composer des pièces instrumentales et vocales.

Une popularité croissante en Europe et aux Etats-Unis

L’artiste se produit dans des clubs, salles de spectacles, et festivals avec des musiciens de renommée comme Jean-François Bonnel, Aaron Diehl, Rodney Whitaker, Dan Nimmer, Jonathan Batiste, Jacky Terrasson, Archie Shepp. Elle chante pour la 2ème année consécutive pour la campagne publicitaire  « Chance» de Chanel. Cécile a été l’invitée de Wynton Marsalis et son Orchestre Jazz at Lincoln Center. En 2013, elle enregistre l’album « WomanChild » pour le label Mack Avenue avec Aaron Diehl, Rodney Whitaker, Herlin Riley et James Chirillo qui remporte un succès auprès du public et de la critique. Elle est nommée pour le Grammy 2014 dans la catégorie du « Meilleur Album de Jazz Vocal » pour l’album « WomanChild ».

Cécile Mc Lorin Salvat apporte cette envoûtante joie de vivre au jazz  !

A première vue, une part de mystère entoure Cecile McLorin Salvat pour ceux qui découvrent cette nouvelle venue dans le monde du jazz. Cependant, l’artiste laisse apparaître des indices sur sa personnalité atypique aussi bien par ses lunettes originales que son timbre de voix mesuré et éclatant. Au delà de cette escapade musicale, l’artiste pratique les arts visuels et l’illustration comme en témoigne l’oeuvre originale qui compose le visuel de son album.Depuis 2010, cette jeune créatrice s’impose comme l’une des artistes de jazz, les plus originales du moment.

Pour ce nouvel album, l’artiste rend hommage aux légendes du jazz tout en proposant de découvrir cinq morceaux inédits ( Log, Look At Me, Left Over, Monday, Underling). Passant par la version lumineuse « Wives and Lovers »  de Burt Bacharach et Hal David, «  Growlin’ Dan » par Blanche Calloway (grande sœur de Cab Calloway), la première femme à avoir dirigé un orchestre composé uniquement d’hommes, reprise sur laquelle on retrouve les nombreux atouts qui ont fait le succès de ce titre : la vivacité et le côté dramatique !

Tandis que « What’s The Matter Now », popularisé par Bettie Smith, redevient un titre envoutant  ! Au fil des chansons, l’artiste suscite la curiosité des mélomanes notamment avec la reprise de Barbara « Le Mal de Vivre », devenant une ballade saisissante sans oublier la reprise de Leonard Bernstein « Something’s Coming », présente sur la bande originale de « West Side Story » où la chanteuse propose une interprétation inédite en empruntant des élans ragtimes : à écouter d’urgence !

Chaque composition ou reprise explore des thèmes sous-jacents et affiche les qualités que l’on avait déjà repérées sur son album paru en 2013 (son style rétro et son swing efficace). Elle remémore avec cet album un certain âge d’or du jazz vocal sans pour autant y perdre sa touche personnelle.

Elle est soutenue par le pianiste Aaron Diehl, accompagné de Paul Sikivie à la basse et Lawrence Leathers à la batterie. Ce quartet balance, swingue, comme suspendu aux cris, à la voix rageuse, fougueuse ou enjôleuse de Cecile. Avec « For One To Love », on prend le temps de se plonger dans cet univers musical profond et contemplatif : un joli voyage musical à travers la voix envoûtante de cette artiste talentueuse!

Cécile McLorin Salvant

For One To Love

Sortie le 8 septembre 2014

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