Vivant à Berne en Suisse, l’illustratrice et artiste collagiste Julia Geiser a choisi le collage comme mode d’expression. Elle aime raconter des histoires en emmenant le spectateur dans les méandres de son univers aux tons vintages : des collages où les fragments de rêve s’enchevêtrent entre l’humour et la poésie !

1) Could you present yourself briefly to our readers

My Name is Julia Geiser. I’m a 28 old Illustrator, Collage Artist, living in Berne, Switzerland.

1) Présentez vous brièvement à nos lecteurs

Je m’appelle Julia Geiser. J’ai 28 ans, je suis illustratrice et artiste collagiste, vivant à Berne, en Suisse.

2) Pouvez-vous nous présenter votre parcours en quelques phrases?

Actuellement, je suis dans une période de rebondissements dans mon parcours professionnel. J’ai commencé par un apprentissage commercial et j’ai ensuite travaillé dans le marketing et les relations publiques pour différentes entreprises. J’ai aussi travaillé pour un théâtre-club où je donnais des cours de théâtre pour les enfants et les adolescents. En gros, je travaille dans l’univers de la culture depuis de nombreuses années, la plupart du temps entre mes propres projets et mes expériences. En 2014, j’ai terminé un baccalauréat ès arts en postindustrielle design. Ces derniers temps, je suis assistante à temps plein dans un club de jazz et à côté, je travaille sur mes propres projets.

2) Can you present your path in a few sentences?

I had and am still having a lot of turns and twists in my professional path. I started out with an commercial apprenticeship and then worked in marketing and PR for different companies. I also worked as well for a theater-club where I gave theatre classes to kids and teenagers. In general I’m working in culture-management since many years, mostly with my own projects and experiments. In 2014 I finished a Bachelor of Arts in Postindustrial Design. These days I’m part time assistant of a Jazz Club and aside I work on commissions and own projects.

3) Pouvez-vous nous expliquer les différentes étapes dans la conception de vos créations?

La partie la plus fastidieuse reste la recherche des photos sur internet. C’est une sorte de fouille pour retrouver un objet « perdu et retrouvé». Elle exige beaucoup de patience, mais reste très trépidante. Au final, je suis généralement coincée entre dix idées. Je commence à travailler sur l’une d’entre elles et généralement, je termine par la création d’un ensemble différent. J’affectionne le processus du collage numérique parce qu’il est rapide et brut. Mes œuvres sont plusieurs esquisses d’une idée. Quand j’estime être en mesure de les retranscrire, je commence à travailler sur le prochain collage.

3) Can you explain the different steps in the making of your creations?

The most time consuming part is searching for and looking at pictures on the internet. It’s kind of a digging around in the lost and found“ section. It requires lots of patience but is also very inspirational. In the end I’m usually stuck with about 10 ideas. I start to work on one of them and usually end up creating a complete different one. I love the process of digital collaging because it’s fast and raw. My works are always more sketches of an idea. When I think I was able to translate the idea enough to be seen, I usually just go work on the next collage.

4) Dans vos créations, vous travaillez exclusivement avec des images provenant d’Internet dans un ton vintage, les œuvres oscillent entre des limites juridiques et esthétiques. Comment avez-vous eu l’idée?

Et bien en fait, je pense que c’est plus une stratégie qu’une idée. C’est une manière de « procéder » à l’immensité du contenu visuel qu’internet peut m’offrir. Je travaille entre les frontières visuelles et juridiques dont prédispose le web aujourd’hui, mais bon tout le monde le fait. Le ton « vintage » est aussi une conséquence des efforts que je m’impose pour essayer de respecter les « droits » et l’idée de la propriété digitale. Je regarde la superfluité de la capacité visuelle de l’internet aujourd’hui comme une source d’inspiration et de démocratisation de la création. D’une certaine manière, le masse visuelle du digitalisme a aujourd’hui un potentiel de pro-activité esthétique ou dans des termes moins enthousiastes: je suis trop une flemmarde pour faire tout le travail par moi même.

4) In your creations, you work exclusively with images from the Internet in a vintage tone, the works oscillate between legal and aesthetic limits. How did you get the idea?

Well I think it is less an idea then a strategy. It’s a way to process the overwhelming visual input the internet gives me. I work with and in-between the shifting and challenging borders of ownership the Internet nowadays presupposes. But everyone does. The vintage tone is as well the result of me trying to respect the licences and the idea of digital property. I look at the redundancy of the internet’s visual capacity as a source of inspiration and the democratisation of creation. In a way, the visual mass of nowadays online digitalism has the potential of aesthetic empowerment. Or to say all of that in a less enthusiastic way: I’m just to lazy to do the work all the way by myself 😉

5) Vous avez participé à de nombreux projets en particulier pour le Djoon, un club soul à Paris et Burgunder Bar à Berne. Pouvez-vous nous décrire ces expériences?

Dès que je travaille sur une collaboration, je lutte avec les mêmes « vieux défis » que peuvent avoir les concepteurs. Cependant, ce qui est probablement un peu plus précis dans les collages: vous travaillez uniquement avec ce qui existe déjà. Et chaque photo que vous apportez à sa propre histoire et son langage à expliquer. Il faut trouver les bonnes images qui sauront convaincre le client, ce processus peut être difficile mais passionnant à la fois. En outre, je ne crée pas une idée à partir de zéro. Je cherche des photos, puis les transforme en une idée ou un concept nouveau. Il est toujours important de traduire ce processus dans l’esprit d’un client.

5) You participated in many projects especially for the Djoon, a soulful club at Paris and Burgunder Bar at Berne. Would you like to describe these experiences?

As soon as I work on a commission I struggle with the same old challenges every designer does. But what is probably a bit more specific in collages: you only work with what’s already there. And every picture you bring in has it’s own story and language its told in. To find the right pictures, that are speaking in the right way to the client can be challenging, yet exciting. Further I don’t create an idea up from scratch. I search for pictures and then turn them into an new idea or concept. It’s always important to translate this process into the idea of a client.

6) Y a-t-il des artistes en particulier qui vous ont inspiré et influencé dans votre travail?

Quelle question difficile ! Tout et tout le monde peut être une source d’inspiration. Un photographe amateur qui prend l’image de ses enfants, autant qu’un grand artiste connu. Pour mon travail, les influences ont un large éventail. Mais je peux dire que j’ai toujours été en amour avec les artistes surréalistes et dadaïstes.

6) Any particular artists that have inspired you and influenced your work ?

What a difficult question! Everything and everyone can be an inspiration. A hobby photographer that is taking picture of its children, as well as a great known artist. For my work the influences have a wide range. But I can say, that I have always been in love with the great artist in Surrealism and Dadaism.

7) Quels sont vos plans pour l’avenir?

Je peux choisir entre des milliers de projets sur lesquels je travaille tout en restant la seule décisionnaire.

7) What are your plans for the future?

I can choose between thousands of plans I made and still am making.

7) Un dernier mot?

Oyster … J’adore ce mot.

8) A final word?

Oyster … I really like that word.

Pour suivre l’actualité de l’illustratrice-collagiste Julia Geiser

Site web : Julia Geiser

Facebook : Julia Geiser

Behance : Julia Geiser

4 commentaires

  1. Certains montages sont très réussis. Interview intéressante. Je note tout de même que les artistes qui vont chercher des images sur le web, pour les recréer selon leur imagination, sont malgré tout soucieux de leur propre droits d’auteur… Chacun ses contradictions. Mais j’apprécie beaucoup sa franchise. Encore merci pour toutes ces découvertes !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s