Depuis le 4 janvier 2016, le centre d’animation Bercy propose une exposition sur l’un des duos des super héros les plus emblématiques de l’univers Marvel : Luke Cage et Iron Fist. « Heros à Louer » nous replonge dans l’histoire et les origines de ses héros atypiques qui furent les dignes représentants des seventies avec l’engouement des films « Blaxploitation » (Shaft, Superfly) et la fascination du public pour les arts martiaux (Bruce Lee, David Carradine).

Créé en 1972 par l’éditeur de comics Marvel, Luke Cage fut le premier personnage afro-américain à obtenir son propre magazine, répondant ainsi à la déferlante cinématographique de la Blaxploitation (Shaft, Superfly, Sweet Sweetbacks’s Baadasssss) mettant en scène des héros afro-américains à destination d’un public noir. Marvel avait pour marque de fabrique de placer ses personnages dans des considérations proches du public afin de permettre une grande identification avec ses héros. Le premier numéro de Luke Cage, Hero For Fire paraît en juin 1972. Le journal conserva cette appellation durant 16 numéros (soit jusqu’en septembre 1973) pour ensuite être renommé Luke Cage : Power Man, du numéro 17(février 1974) au numéro 42 (1978).

Au début des années 70, le public se prit d’affection pour les arts martiaux. Bruce Lee devient une égérie du cinéma et la série Kung Fu connaît un succès avec David Carradine dans le rôle principal. En 1972, Marvel crée un personnage pour faire écho à cet engouement : Shang-Chi. Cependant, Roy Thomas alors éditeur en chef de Marvel est intrigué par la Cérémonie du pont d’acier ( Ceremony of the Iron Fist ) dans le film hong-kongais « The Five Fingers of death » (1972). Convaincant Stan Lee, Iron First verra progressivement le jour en incluant dans sa création le dessinateur Gil Kane (Green Lantern, Spiderman,Captain Marvel).

Contrairement à Shang-Chi, Daniel Rand alias Iron Fist sera occidental et de nombreuses influences viendront d’oeuvres réalisées par Joe Simon et Jack Kirby et, plus principalement, par Bill Everett à qui la première histoire d’Iron Fist sera dédiée. Elle sera publiée dans les pages du magazine Marvel Premiere à partir du n°15, en mai 1972. Il y restera jusqu’au numéro 25 (octobre 1976) puis aura droit à son propre titre de novembre 1975 à septembre 1977. Et c’est précisément tout au long de ces pages en solo que Chris Claremont (scénario) et John Byrne (dessin) prendront la destinée du personnage en main.

Tout au long de l’exposition, les visiteurs découvriront les travaux de la maison d’édition lyonnaise « Lug » et « Artima/Aredit ».

Maison d’édition lyonnaise, Lug fut créée en 1950 et ferma en 1989 , spécialisée dans la production de bande dessinée « petits formats » tels que Tex, Yuma, Kiwi, Zembla ou Mustang (des histoires de cow-boys ou des récits d’aventures conçus en Italie). Fin des années 60, Lug travaille en licence avec les éditions américaines Marvel et publie pour la première fois en France :  Les 4 fantastiques  ou Spiderman par le biais de ses journaux Fantask et Marvel. En outre, la censure à l’encontre des publications étant forte : les ligues bien pensantes accusent la bande dessinée d’être représentative de la délinquance. C’est pour cette raison que Luke Cage ne rejoignit jamais la maison d’édition lyonnaise (hormis ses apparitions dans d’autres séries en compagnie de Spiderman).

Les journaux comme Strange, Special Strange, Titan, Nova ou Spidex accueillent le fleuron de l’écurie : X-Men, Daredevil, Iron Man. C’est ainsi que Iron Fist sera présent dans le numéro 67 du journal Strange (Juillet 1975) au numéro 74 (Février 1976).

Basé à Tourcoing, les éditions Artima furent créées en 1948 et fermèrent en 1987. Au départ, spécialisées dans les albums de coloriages et d’images, après la guerre, ils s’orientèrent dans les « petits formats ». Le succès est tel qu’un département dédié, Aredit, est créé, pour en gérer la publication s’est au début des années 60 que la série Comics pockets voit le jour. Cette dernière présenta les bandes dessinées américaines, notamment celles des éditions DC Comics et Marvel.

Moins regardant vis à vis de la censure, et du fait de l’incroyable quantité de journaux produits. Néanmoins, comme les autres éditeurs, ils retouchent parfois le contenu des comics pour en atténuer les effets.

Héros à louer

Jusqu’au 30 janvier 2016

Entrée libre

Centre d’animation Bercy

51 rue François Truffaut

75012 Paris

Lundi : 12h00-22h45

Mardi : 11h30-22h45

Mercredi : 09h30-22h45

Jeudi : 08h45-22h15

Vendredi : 11h30-21h15

Samedi : 08h45-16h15

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