Depuis sa tendre enfance, le photographe Anatol de Cap Rouge s’évade dans des mondes colorés très éloignés des règles et des existences strictes de sa famille. Avec la photographie, il trouve un médium qui lui permet de faire découvrir son monde onirique à une audience plus large. Fermez les yeux ! Bienvenue dans le monde de ce grand rêveur !

1) Qui se cache derrière Anatol de Cap Rouge ?

Quelqu’un qui a appris à s’assumer très tôt, et continue à poursuivre ses rêves. J’ai passé mon enfance et mon adolescence à suivre mes parents qui ont dû déménager et voyager sans cesse dans le monde entier à cause du travail. Très jeune, j’ai été souvent confronté à des changements d’environnement, d’amis et d’école, ce qui n’était pas facile :  ça m’a forgé et m’a permis de m’adapter facilement. J’ai toujours été un grand rêveur. Un excellent élève bien sûr, car mes parents étaient très exigeants, mais au fond de mon cœur, j’étais un rêveur. Ainsi, j’ai commencé à créer des mondes imaginaires dans ma tête, des mondes qui me rassuraient dans la mesure qu’ils étaient des refuges auxquels je pouvais toujours revenir, si j’en avais besoin.C’était une bouée de sauvetage, un point d’ancrage qui me donnait de la stabilité dans le changement et le chaos permanent.

2) Quel est votre parcours ?

J’ai enfin compris, il n’y a pas si longtemps que l’art n’était pas seulement, ma passion mais aussi ma vocation. Tout d’un coup, j’ai ressenti un besoin de partager mes mondes imaginaires et mon univers avec les autres. C’est ainsi que naquit « DREAM WORLDS », mon premier projet artistique pour lequel je suis très reconnaissant de l’écho positif qu’il reçoit. Cela m’a demandé beaucoup de travail et de courage, de partager mes mondes imaginaires.

3) Comment est née votre passion de la photographie ?

La photographie a toujours était pour moi importante et fascinante. Je me rappelle des visites chez mon grand-père quand j’étais petit. Il a transformé sa chambre : en chambre noire. L’odeur des produits de développement, toutes ces boites mystérieuses, la lumière rouge ; c’était une vraie madeleine de Proust pour moi. Puis le miracle de voir une image apparaître sur un bout de papier. Quel bonheur ! Plus tard, lors des nombreux voyages avec mes parents, j’allais voir toutes les expositions de photographie que je pouvais trouver.

4) Quel est votre processus de création ?

Mes mondes imaginaires sont très bien définis dans ma tête depuis beaucoup de temps. La décision de l’endroit et du style est très importante et je la prends bien en amont. Je débriefe mon équipe et je leur montre plein d’inspirations en forme de tableaux ou dessins. Les symboles tiennent une place fondamentale dans mon travail. Par exemple, les ballons, synonymes de liberté et de légèreté, sont tout de même attachés quelque part.

5) Quelles sont vos sources d’inspiration ?

La source principale de mon inspiration est le monde imaginaire que j’invente. Evidemment celui-ci est influencé par des situations vécues, des gens rencontrés, des lieux visités. J’ai une manière personnelle de voir et d’interpréter la réalité, c’est précisément pour cela que mon travail est interprétable par le spectateur de façons différentes. Il est donc invité à interagir avec l’oeuvre, de se poser des questions.

Je regarde beaucoup d’expositions et je m’inspire souvent des détails, que je retranscris à ma manière dans mon univers. Il y a néanmoins un artiste qui est l’une de mes plus grandes sources d’inspiration : il s’appelle Jérôme Bosch. Il a réussi à inventer un langage visuel mystérieux, plein de symboles répétitifs et indéchiffrables qui sont une sorte de fil rouge traversant toute son oeuvre. Son travail n’est pas seulement une retranscription, mais une critique et un avis sur le monde qui l’entourait.

6) Comment définissez-vous votre style photographique ?

Je ne me suis jamais préoccupé de mon « style photographique » par méfiance de m’enfermer dans une image que je voulais donner à mon travail. Je veux surtout garder mon esprit attentif à toute sorte d’inspiration et je suis ouvert à ce que le résultat soit très loin de mon idée du départ.


7) Quel a été votre premier appareil ? Sur quel modèle évoluez-vous actuellement ?

A l’époque, mon grand-père m’avait offert un appareil de moyen format une Agfa Clack, que j’emmenais partout et qui m’accompagne fidèlement partout jusqu’à présent.Pour ma série, « DREAM WORLDS  » j’utilise une Rollei ou Hasselblad.

8) Des projets d’avenir ?

Il me reste beaucoup de mondes imaginaires à visualiser. Je travaille également sur un projet de film international avec des partenaires allemands, roumains et français.

9) Un mot de conclusion ?

Dreams are serious means of inspiration and often the better reality.

Pour suivre l’actualité d’Anatol de Cap Rouge

Site web : www.anatoldecaprouge.com

Facebook : Anatol de Cap Rouge

Instagram : Anatol de Cap Rouge

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s